MiXiT 2017, jour 2 post

Aug 02 2017 - Dev, Agile, Savoir vivre de dev

Noestimates game

Deux heures pour jouer à un jeu de plateau permettant de comprendre le mouvement NoEstimates, dont je ne connaissais que le nom. Bon, j'avoue que j'ai surtout compris que contrairement à ce que la dénomination laisse penser, il s'agissait bien de continuer à estimer, mais "d'une autre manière". Cette manière implique de connaitre l'historique de stories déjà traitées et le temps passé dessus afin de prévoir le temps que prendront les prochaines stories, avec des tableaux, des formules, des graphiques, des statistiques et des probabilités. J'avoue que toute cette complexité est assez éloignée de ma philosophie de travail et surtout de mon QI.

Reste que l'exercice était intéressant à faire auprès de gens autres que développeurs, chefs de projets et product owners en tête, pour leur faire comprendre pourquoi on se plante constamment sur nos estimations. La valeur pédagogique de l'exercice a éclaté lorsque l'animateur Matthew Philip nous a fait lister toutes les causes possibles de dérivation par rapport à nos estimations. Rien de neuf pour les développeurs, mais j'espère que cela a pu sensibiliser les autres corps de métiers.

Sur le jeu en lui même, j'ai été peu convaincu, mais peut-être que mon point de vue est biaisé : le jeu fait porter les casquettes de développeur et de déployeur à des personnes différentes, il demande à ce que la phase de design soit terminée avant de pouvoir commencer à développer, il récompense les joueurs plus fortement si une fonctionnalité sort en moins de 2 jours (sinon, elle peut sortir dans 3 mois, ça ne changera rien)... C'est parfois simplifié/schématique pour coller au contexte d'un jeu plateau, parfois symptomatique d'organisations dans le genre de sociétés pour lesquelles je ne souhaite pas travailler.

Enfin, cet atelier a confirmé mon incompatibilité avec les jeux de plateaux : des cartes, des pions dans tous les sens, des règles que je pige 3 plombes après mes coéquipiers qui sont A FOND, et un putain de dé qui tombe SYSTÉMATIQUEMENT sur la mauvaise face quand je le lance. Trop compliqué pour moi tout ça.

Le télétravail

Conf passionante de William Durand que je vous recommande de lire sur le site de sa boîte, ça va vite.

Des tests utilisateurs avec zéro budget

Talk mené par une collègue, qui parle d'une expérience vécue dans ma propre boîte. C'était génial, évidemment.

Dur de trouver le recul nécessaire pour résumer les idées principales. Je dirais surtout qu'il faut absolument que vous fassiez tester votre produit à des utilisateurs, avec un minimum de soin. On ne soupçonne pas tous les trucs qu'on peut apprendre grâce à ça. C'est bateau à dire comme ça, mais peu de gens le font.

Un truc que j'ai vraiment appris gràce à ma collègue : ça vaut le coup de faire tester votre produit par vos propres collègues. Certes, leur regard est biaisé, il fausse les tests. Mais il permet de se rendre compte que tout le monde au sein de la société ne maîtrise/connait pas totalement ce qu'elle produit.

Revenu universel, 25 minutes pour tout comprendre

Talk très intéressant dont on peut trouver le contenu sur le site des écolohumanistes. Sujet très politique, qui m'intéresse fortement mais sur lequel je n'ai pas assez de neurones pour m'exprimer => faites vous votre propre opinion sur le site.

Ergonomie du poste de travail, et si l'erreur était (encore, aussi) entre la chaise ergonomique et le clavier orthogonal ?

Première partie des deux heures passée sur une explication très intéressante de comment notre dos fonctionne, par Olivier Guéry.

Seconde partie centrée sur le clavier BEPO, toujours par le même speaker, mais secondé par Matthieu Lecoupeau. Je suis arrivé avec des gros a priori, jugeant de haut ce machin destiné aux hipsters qui n'ont vraiment rien d'autre à foutre. Je suis reparti avec une notice explicative, le clavier de mon portable configuré en BEPO, et la furieuse envie d'écrire sur mon blog que le BEPO c'est génial, en BEPO. J'me suis bien fait avoir. Si ça se trouve, l'année prochaine MiXiT m'enlevera mes préjugés sur le serious gaming à base de Lego, ce truc de gros branleurs qui savent plus quoi inventer quand les développeurs ont la flemme de participer à une rétrospective sérieusement.

Donc, ce que j'ai appris en quelques points :

  • Si les différentes rangées de touches sur nos clavier sont toutes décalées les unes par rapport aux autres plutôt que d'avoir des touches alignées verticalement, c'est à cause d'un héritage mécanique de la machine à écrire. On a depuis gardé ce décalage inconfortable pour les doigts, car on est cons, il me semble.
  • La disposition des lettres est elle aussi un héritage de la machine à écrire : elle a été fait en sorte que les différents "marteaux" des lettres ne se croisent pas (pour éviter l'interblocage) quand deux lettres étaient tapées l'une après l'autre.
  • Le BEPO, c'est une nouvelle disposition des lettres sur le clavier, inifiment plus efficace.
  • Pas besoin de clavier BEPO pour taper en BEPO : le BEPO, c'est avant tout une configuration de touches, pas un périphérique particulier. Vous pouvez passer votre clavier actuel en BEPO et taper les yeux fermés sans regarder les libellés des touches.
  • Le but du BEPO est de pouvoir taper sans regarder son clavier. Ainsi, pas besoin de rebaptiser les touches.
  • Pour apprendre le BEPO, il suffit d'arrêter de regarder son clavier, et de suivre l'antisèche que vous aurez pris le soin d'imprimer et afficher à côté de votre écran.
  • Pas besoin de passer du jour au lendemain en BEPO : faites des sessions de 20min par jour, vous verrez si vous voulez continuer ou pas.

Entrepreneur dans l'âme ? Comment passer de l'idée au concret ?

Retour d'expérience intéressant d'une entrepreneuse qui a créé une écharpe connectée, Caroline VAN RENTERGHEM. J'ai surtout été intéressé par les différences de perception entre mon profil de développeur et son profil plutôt marketing : elle a fait des erreurs stupides que je n'aurais pas faites, et inversement, elle m'aurait claqué si elle avait su les bourdes que j'ai (ou aurais pu) faire. Preuve que les échanges entre différents types de profils sont toujours bons à prendre.

Content que la conférencière ait été transparente sur tout l'aspect financier : un projet tout jeune comme ça, c'est synonyme de galère au niveau pognon, et elle n'a pas caché que le RSA était leur première source de "salaire" le temps que le produit se lance (l'État est le premier business angel de France), et elle m'a appris le terme de "love money", le fait que de l'argent soit levé auprès des gens qui nous aiment, amis, famille.

Conclusion

Une edition du MiXiT plus politique que d'habitude, contexte électoral oblige. C'était cool, comme tous les ans !

Flux Atom

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