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20
Filed Under (Métro boulot dodo, Stage à Montréal) by Deud'tens on 20-04-2009

Je vais finir sur les Laurentides avec quelques photos en vrac :

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18
Filed Under (Métro boulot dodo, Stage à Montréal) by Deud'tens on 18-04-2009

Petit texte bordélique sur Saint Donat, village peaumé dans les Laurentides dans lequel on s’attend à tout moment voir débarquer Walker Texas Ranger.

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Tout d’abord, ce qui frappe, tout comme quand on est à Montréal, c’est qu’on se sent vraiment en pleine Amérique du Nord type USA. De la junk food aux bagnoles énormes en passant par les maisons en carton, on est complètement immergé dans une culture typiquement ricaine. Ca rentre vraiment en opposition avec ce qu’on m’a dit avant mon départ, des questionnement à base de “Québec ? Mais pourquoi tu y vas ? C’est comme ici !”. Ben non, rien à voir. Le seul point commun, c’est la langue, et encore, pour Montréal les gens ont tellement des origines différentes que ça parle une sorte de franco-quebeco-espagno-anglaiso langage parfois incompréhensible pour nous. Mais je reviendrai sur ce sujet dans un autre billet.

lac

Le 11 avril à midi, nous sommes allés dans un restaurant qui offrait un menu spécial pour les anniversaires. Ca tombe bien, c’était le jour de mon anniversaire. Et au moment du dessert j’ai eu droit à trois magnifiques serveuses me souhaitant ma fête en chanson. Ca donnait un truc du genre “Mon cher amiiiii, c’est à ton touuuuur, de te laiiiisseeeer parler d’amouuuuuuuuuUUUUUUuuuuUUUUUuuuuur “. Rien compris, mais c’était sympa.

Une bonne partie du week-end a été prise par notre déambulation en voiture dans la campagne laurentienne, avec des arrêts tous les kilomètres pour prendre des photos et admirer tous les lacs gelés. Les lacs gelés, notre grande passion. Ayant un certain goût pour le risque, je me suis aventuré sur la fragile glace (fin d’hiver oblige) d’une de ces étendues en bravant le danger. A au moins un mètre du bord.

Même pas peur

Même pas peur

Un dernier mot sur la mentalité ambiante : déjà que j’ai été surpris par la bonne humeur générale des habitants de Montréal, j’ai vraiment été impressionné par celle des ruraux. C’est vraiment le cliché des gens accueillants, sympathiques et avenants.

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Ces derniers jours, je voulais un peu flâner dans les rues pour prendre des photos et te les faire partager, cher fan, mais jusqu’à aujourd’hui il faisait un temp de chien. Et maintenant qu’il fait beau et chaud (13 degrés, wouaouuuu), je suis malade. Ouaiiiis.

Donc je vais m’assoir en face de toi un moment et discuter tranquillement des différences de mentalités entre la France et le Québec. Ouais ça va être chiant tu le sens.

Si on devait caricaturer les québécois et les résumer en un mot, ça serait “Politically correct”. Merde, ça en fait deux. Par cette expression, j’entends que ce sont des gens extrêmement respectueux qui tentent de faire le moins de vagues possibles. Ca a ses qualités et ses défauts. Parmi ces derniers, on peut noter que celà entraine une certaine hypocrisie latente. Par exemple, quand un québécois ne comprend pas ce que vous dites à cause de votre accent ou bien de vos expressions françaises, il ne va pas vous demander de répéter ou bien d’être plus clair. Il va dire “ouais ouais” et passer à autre chose.

Cette sorte de fuite du conflit (mot un peu trop fort mais qui doit bien représenter leur mode de pensée) se retrouve un peu partout. On peut aussi remarquer que le politiquement correct se manifeste parfois à outrance (enfin surtout pour nous, vils et pervers français) lorsqu’on voit par exemple que les gens ne se font pas la bise. D’homme à femme ou bien de femme à femme, c’est une cordiale poignée de main qui s’opère dans la majorité des cas. Alors je ne vous parle même pas d’homme à homme, ceux ci étant en plus “complexés” par le pouvoir de la femme, beaucoup plus émancipée et dominatrice qu’en France. Mais ça c’est encore un autre sujet que j’aborderai plus tard. A mon arrivée ici, ne sachant pas cela, j’ai été surpris de voir que les québécoises étaient gênées quand je leur faisais la bise, ou bien que parfois elles ne savaient tout simplement pas la faire (genre deux gros poutous de grand mère sur les joues).

Ainsi, le français a plus ou moins une image de personne franche, directe et décomplexée. Je trouve personnellement qu’on n’est francs que quand ça nous arrange et qu’il reste une grande part d’hypocrisie, mais cet aspect grande gueule (aussi bien dans le bon que le mauvais sens) que l’on a n’existe pas vraiment au Québec. J’avais déjà dit ici que l’on était réputé pour nos manifestations et grèves spectaculaires en comparaison de leurs petits défilés. Et bien généralement, si on demande à un québécois de caractériser les français, on obtiendra souvent la réponse “Les français, ils se PLAIGNENT tout le temps”.

Voilà voilà, tout ça pour dire que les deux cultures sont vraiment différentes, qu’il n’y en a pas une meilleure que l’autre, et que le dépaysement que je vis est plus fort que prévu.

fév
08
Filed Under (Je raconte ma life, Stage à Montréal) by Deud'tens on 08-02-2009

La date du départ approche, et les premiers au-revoir de mes proches commencent à avoir lieu.

adieuC’est d’abord mon équipe de Basket qui m’a souhaité un bon voyage. Et en guise de cadeau de départ, tout un lot de dédicaces et de mots gentils écrits sur un ballon subtilisé au club (merci aux gérants, même s’ils ne sont au courant de rien). C’est dans les mots des autres que je me demande parfois si je ne prends pas tout ça à la légère : j’ai l’impression que quand on parle de mon départ, on parle d’un mec qui est mort. Mais ce qui fait plaisir c’est que j’avais l’air d’un gars bien, plein d’avenir. J’espère qu’on pleurera sur ma tombe et qu’on s’apitoiera sur mon sort. Non, je ne veux pas partir dans l’humilité et la discrétion, je veux que tout le monde en chiale.

Pour en revenir au fait que je ne réalise pas vraiment le fait que, comment dire… Ben que je me casse, je trouve que 6 mois, c’est quand même relativement court. Voilà, j’ai couché ça par écrit, on verra une fois la bas si je fais toujours le malin.

J’ai aussi dernièrement eu la mauvaise surprise d’apprendre que je ne pourrais pas revoir certaines personnes avant mon départ, ce qui m’empêche d’avoir marqué ces instants comme “Ce moment là c’est la dernière fois que je l’ai vu ce con”. Et ça m’énerve un peu de ne pas me rappeler.

Au final, j’ai un peu l’impression de donner aux autres l’idée que je pars à l’aventure alors que personnellement je n’ai pour l’instant qu’une vision à court terme dans laquelle je vais prendre l’avion, me faire accueillir par un guide de l’OFQJ, et finir par taper l’incruste chez un couple d’amis en attendant de trouver une colocation. Il serait peut-être temps que je réalise, mais entre les partiels, les projets à terminer, la paperasse et la caisse du chat à nettoyer, je suis plutôt à sec niveau lucidité.

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06

Voici une liste non exhaustive de sites que j’ai sillonnés pour trouver mon stage :

  • Monster.ca : le classique, mais personnellement je ne suis pas fan. En paramétrant un agent de recherche pour trouver un stage dans l’informatique, le site ne me proposait que des postes de kiné et d’infirmier. Mwai bof. Et je trouve ça bordélique et lent mais bon, il y a une bonne quantité d’offres.
  • Craigslist : le plus vieux site de petites annonces de tous genres. C’est la plus horrible interface du monde, mais le site étant un pionnier, on peut y trouver toute une multitude d’offres. Et puis avec le temps, on se fait à l’ergonomie.
  • Kap’stages : ah non en fait c’est lui le site le plus naze. Mais c’est là que j’ai trouvé mon stage. Pour les informaticiens, ce sont beaucoup d’agences web qui postent des offres ici.
  • Kijiji.ca : Sympa, sans plus.

Un stage, même non rémunéré, est considéré comme un emploi au Canada. Ainsi, il faut obtenir l’autorisation adéquate. Les choses sont grandement facilitées pour le Québec, puisqu’il ne faut pas de VISA pour ça.

ofqj logo

Il est possible de passer directement par l’ambassade pour constituer son dossier. Pour ma part, j’ai fait appel à l’OFQJ. Le principal intérêt est d’être vraiment accompagné tout au long de la procédure de constitution du dossier. Pour un forfait dépendant de la période à laquelle on part, l’organisme nous fournit l’autorisation de travail, le billet d’avion aller-retour, ainsi que des petits bonus (apparemment pas toujours fournis) tels que la première nuit à l’hôtel gratos, un livret-guide, etc.

Pour ma part j’ai du payer 560 € pour partir fin février. Plus on part tard dans l’année, plus c’est cher, me demandez pas pourquoi. Ca revient un poil plus cher (et encore…) que si je m’étais démerdé moi même avec l’embassade et une agence aérienne, mais au moins je suis quasiment certain d’obtenir mes papiers à temps et d’avoir un suivi de ma demande.

Comptez 2 mois minimum avant le départ pour constituer votre dossier.