Je vais finir sur les Laurentides avec quelques photos en vrac :
Petit texte bordélique sur Saint Donat, village peaumé dans les Laurentides dans lequel on s’attend à tout moment voir débarquer Walker Texas Ranger.
Show on map
Tout d’abord, ce qui frappe, tout comme quand on est à Montréal, c’est qu’on se sent vraiment en pleine Amérique du Nord type USA. De la junk food aux bagnoles énormes en passant par les maisons en carton, on est complètement immergé dans une culture typiquement ricaine. Ca rentre vraiment en opposition avec ce qu’on m’a dit avant mon départ, des questionnement à base de “Québec ? Mais pourquoi tu y vas ? C’est comme ici !”. Ben non, rien à voir. Le seul point commun, c’est la langue, et encore, pour Montréal les gens ont tellement des origines différentes que ça parle une sorte de franco-quebeco-espagno-anglaiso langage parfois incompréhensible pour nous. Mais je reviendrai sur ce sujet dans un autre billet.
Le 11 avril à midi, nous sommes allés dans un restaurant qui offrait un menu spécial pour les anniversaires. Ca tombe bien, c’était le jour de mon anniversaire. Et au moment du dessert j’ai eu droit à trois magnifiques serveuses me souhaitant ma fête en chanson. Ca donnait un truc du genre “Mon cher amiiiii, c’est à ton touuuuur, de te laiiiisseeeer parler d’amouuuuuuuuuUUUUUUuuuuUUUUUuuuuur “. Rien compris, mais c’était sympa.
Une bonne partie du week-end a été prise par notre déambulation en voiture dans la campagne laurentienne, avec des arrêts tous les kilomètres pour prendre des photos et admirer tous les lacs gelés. Les lacs gelés, notre grande passion. Ayant un certain goût pour le risque, je me suis aventuré sur la fragile glace (fin d’hiver oblige) d’une de ces étendues en bravant le danger. A au moins un mètre du bord.
Un dernier mot sur la mentalité ambiante : déjà que j’ai été surpris par la bonne humeur générale des habitants de Montréal, j’ai vraiment été impressionné par celle des ruraux. C’est vraiment le cliché des gens accueillants, sympathiques et avenants.
Premier jour dans les Laurentides : promenade à dos de steak.
Bon, j’aime pas les chevaux. Sauf dans mon assiette donc. Pendant quelques secondes j’ai cru pouvoir changer d’avis quand j’ai échangé des regards langoureux avec un canasson dans un enclos. J’ai commencé à croire à une alchimie, une sorte de coup de foudre. Le fier destrier me regardait fixement. Je commençais à tomber amoureux. Et puis il s’est mis à chier, à pondre quatre énorme crottes en continuant à me fixer avec son regard bovin. Charme rompu. Je me suis alors rabattu sur un joli petit âne qui se dirigeait vers moi en lui réclamant de l’affection avec un regard de chaton attristé. Mais il s’est arrêté au niveau du cul du cheval pour recevoir ses défécations sur le coin de la tête. C’est con un âne.
Après ce prélude, c’était RIDING TIME. Ma monture s’appelait Doudoune.
Bon ben marcher au pas les uns derrière les autres, c’est marrant 5 minutes, mais à 5 minutes et 1 seconde ça devient un peu chiant. Et à 45 minutes c’est vraiment relou. J’ai tenté de faire trotter ma jument indienne, sur à peu près 5 mètres, car je suis un aventurier qui aime le risque. Au bout de cette brève distance j’avais déjà les fesses applaties. Il était ainsi temps d’ordonner à mon civet ambulant de ralentir. “ooooohhh…. ooooOOOOoooooohhh… OOOOOOOOOOOOOHHHHHHHHHH !!!!!“. Saloperie ! Lui ayant donné deux ordres contraires à quelques secondes d’intervalle, Doudoune, une sale caractérielle, s’est retournée vers moi en me lançant un regard du genre “mais questu branles ?”. Toutes les mêmes.
Voilà pour le cheval, hop, ça c’est fait. Je termine le billet avec une petite parenthèse sur des panneaux super sympas qu’on voit un peu partout au bord des routes :
Hopla, nous voilà de retour, ma douce et tendre dulcinée et moi, d’un road trip dans les Laurentides. Bon, il y a pas mal de choses à dire, j’en ferai plusieurs articles. En gros, ça parlera de paysages, de neige, de spa, de Fatal Benjamin, de voitures de location, et de chevaux cons (pléonasme). En guise d’amuse gueule, voici une petite photo bucolique :
Show on map
Il y a une semaine, nous sommes allés dans une cabane à sucre en participant un évènement organisé par une université montréalaise à laquelle sont inscrits des amis. Rapidos, le concept de la cabane à sucre : dans les bois, tu manges plein de choses imbibées de sirop d’érable et tu te gaves de bière, le tout dans une maison en bois géante et bien folklorique.
La première bonne nouvelle, c’est qu’on n’a du payer que 15 $, trajet et repas compris. Et la seconde, encore meilleure, c’est qu’on a voyagé là dedans :
Je peux donc le retirer de ma liste des fantasmes ultimes à réaliser avant ma mort :
Après 45 minutes de bus américain, nous voilà donc arrivés à la cabane à sucre. Je te préviens : d’après les spécialistes, le truc est très industriel comparé aux cabanes à sucre traditionnelles.
Tu peux remarquer que beaucoup de monde porte des chemises à carreaux. C’est apparemment une tradition de toujours avoir son carotté sur soi lorsqu’on va dans une cabane à sucre. Ma foi. Moi aussi je veux mon carotté. Côté nourriture, c’est du brut de décoffrage, même les légumes semblent gras. Mais c’est bon. Hopla, un échantillon :
Ensuite, ça finit par du sirop d’érable coulé dans de la neige qu’on récupère avec des batonnets en bois. Sympa. Mais yen avait plus, j’ai pas pu goûter. Heureusement, la bière est à volonté.