Hier, j’ai assisté à un évènement sportif des plus débiles que je connaisse : le Beasts of the East Roller Derby.
C’est un sport réservé aux femmes dans lequel les joueuses tournent en rond sur un circuit ovale avec des patins à roulettes à l’ancienne. En gros le but est de se courir les unes après les autres en s’envoyant valser par terre dès que possible. C’est très con. Mais là où ça devient encore plus intéressant, c’est que les compétitrices sont toutes habillées de manière zarbi, certaines en robes ultra moulantes à paillettes, d’autres en maillots léopards. Et le public aussi n’est pas en reste : tout le monde est ivre à force de vider les cannettes de bière en vente à la buvette. Ces canettes s’entassent partout dans les gradins ou bien sont regroupées au bord de la piste pour que les joueuses envoient leurs adversaires se vautrer sur ces mini-pyramides :
Bon, voilà, c’est clairement con je trouve. Mais c’est fun.
Après ça, j’ai rejoint ma gang d’amis français au pied du Mont Royal pour profiter du beau temps (25 degrés, yeahhh) :
L’été arrive, ça se voit sur la hauteur du mercure, du soleil, et des jupes dans la rue.
Une petit pub rapide pour le blog d’un clampin qui est aussi à Montréal en ce moment : Totolin’s place. D’ailleurs je vais honteusement pomper son idée du vocabulaire québécois pour la foutre à ma sauce, j’ai pas de pitié.
L’histoire : Maximus s’est reconverti dans le journalisme. Quand son meilleur pote, après avoir fait péter un astéroïde et passé un CAP politique américaine, apprend que sa collègue et maitresse est morte dans des circonstances suspectes, le général devenu esclave, l’esclave devenu gladiateur, le gladiateur devenu reporter, se met à enquêter.
L’avis : moué, c’est bien mais pas top. Tout est bien réglé, de la réalisation au jeu des acteurs en passant par la musique classe, le montage dynamique, et les petits pointes d’humour un peu péteuses. Par contre, côté scénario, c’est relativement faible. En dehors des quelques facilités courantes dans ce genre de film, on a droit à une intrigue et une explication finale très convenues. J’ai l’impression d’avoir vu ce genre de truc à peu près 10 fois ces dernières années.
Une autre raison d’aller voir le film, c’est Rachel :
Ca sort le 24 juin 2009 en France.
Le week-end dernier je suis allé dans un restaurant assez chic. Les prix aussi étaient chics d’ailleurs. Bref, quand je suis allé aux toilettes, j’ai découvert un nouveau concept :
Au cas où tu ne l’aurais pas remarqué, j’ai changé la tronche du blog, principalement pour avoir 3 colonnes, ce qui va me permettre d’ajouter plein de petites conneries à droite et à gauche. J’ai tout d’abord craint la réaction des lecteurs par rapport au changement, et puis je me suis ensuite rappelé que mon seul lecteur c’était toi, maman. Donc tout va bien.
Le biodome c’est quoi ? C’est ça :

C’est le stade olympique qui a décidé de se reconvertir en zoo en grande partie. Il hésitait entre ça et épicerie arabe. Ainsi, à l’intérieur, on peut se balader dans 4 micro climats reconstitués qui vont de la jungle tropicale à l’arctique, incluant faune et flore. Bon, pour être franc, le zoo, ça m’emmerde (comme beaucoup d’autres choses me diras-tu). Mais je voulais quand même voir à quoi ça ressemblait, justement pour voir comment ces climats extrêmes étaient mis en place à l’intérieur de l’ancien vélodrome. La visite a commencé par la zone tropicale :
Je dois avouer que j’ai plus été interessé par l’environnement recréé que par les animaux qui le peuplaient. J’ai eu les yeux plus dirigés vers le haut afin d’admirer ce mélange de technologie et de nature (du genre de la photo juste en dessous) que vers le bas afin de voir ces cons de singes se gratter le cul ou bien ces branleurs de crocodiles s’écraser devant une misérable tortue venue les emmerder pendant leur sommeil.
Bon, rassure toi, j’ai quand même apprécié la présence certaines espèces que je n’avais jusqu’ici jamais vues en vrai de vrai, comme ce castor super fun qui ne faisait que s’empiffrer pendant que son pote (mais j’aime à imaginer que c’est sa femme) construisait la maison :
Un autre grand moment de la visite est celui de la vision des pingouins et autres manchots. Dans l’eau, ils ont la classe américaine, ils surfent, virevoltent, foncent, gèrent leur race. Dehors, on dirait des mongols.
La tour olympique est accessible pour quelques dollars de plus. Dollars que je n’ai pas voulu dépenser. Mais on m’a dit que c’était cool.
Je vais finir sur les Laurentides avec quelques photos en vrac :
Petit texte bordélique sur Saint Donat, village peaumé dans les Laurentides dans lequel on s’attend à tout moment voir débarquer Walker Texas Ranger.
Show on map
Tout d’abord, ce qui frappe, tout comme quand on est à Montréal, c’est qu’on se sent vraiment en pleine Amérique du Nord type USA. De la junk food aux bagnoles énormes en passant par les maisons en carton, on est complètement immergé dans une culture typiquement ricaine. Ca rentre vraiment en opposition avec ce qu’on m’a dit avant mon départ, des questionnement à base de “Québec ? Mais pourquoi tu y vas ? C’est comme ici !”. Ben non, rien à voir. Le seul point commun, c’est la langue, et encore, pour Montréal les gens ont tellement des origines différentes que ça parle une sorte de franco-quebeco-espagno-anglaiso langage parfois incompréhensible pour nous. Mais je reviendrai sur ce sujet dans un autre billet.
Le 11 avril à midi, nous sommes allés dans un restaurant qui offrait un menu spécial pour les anniversaires. Ca tombe bien, c’était le jour de mon anniversaire. Et au moment du dessert j’ai eu droit à trois magnifiques serveuses me souhaitant ma fête en chanson. Ca donnait un truc du genre “Mon cher amiiiii, c’est à ton touuuuur, de te laiiiisseeeer parler d’amouuuuuuuuuUUUUUUuuuuUUUUUuuuuur “. Rien compris, mais c’était sympa.
Une bonne partie du week-end a été prise par notre déambulation en voiture dans la campagne laurentienne, avec des arrêts tous les kilomètres pour prendre des photos et admirer tous les lacs gelés. Les lacs gelés, notre grande passion. Ayant un certain goût pour le risque, je me suis aventuré sur la fragile glace (fin d’hiver oblige) d’une de ces étendues en bravant le danger. A au moins un mètre du bord.
Un dernier mot sur la mentalité ambiante : déjà que j’ai été surpris par la bonne humeur générale des habitants de Montréal, j’ai vraiment été impressionné par celle des ruraux. C’est vraiment le cliché des gens accueillants, sympathiques et avenants.
Premier jour dans les Laurentides : promenade à dos de steak.
Bon, j’aime pas les chevaux. Sauf dans mon assiette donc. Pendant quelques secondes j’ai cru pouvoir changer d’avis quand j’ai échangé des regards langoureux avec un canasson dans un enclos. J’ai commencé à croire à une alchimie, une sorte de coup de foudre. Le fier destrier me regardait fixement. Je commençais à tomber amoureux. Et puis il s’est mis à chier, à pondre quatre énorme crottes en continuant à me fixer avec son regard bovin. Charme rompu. Je me suis alors rabattu sur un joli petit âne qui se dirigeait vers moi en lui réclamant de l’affection avec un regard de chaton attristé. Mais il s’est arrêté au niveau du cul du cheval pour recevoir ses défécations sur le coin de la tête. C’est con un âne.
Après ce prélude, c’était RIDING TIME. Ma monture s’appelait Doudoune.
Bon ben marcher au pas les uns derrière les autres, c’est marrant 5 minutes, mais à 5 minutes et 1 seconde ça devient un peu chiant. Et à 45 minutes c’est vraiment relou. J’ai tenté de faire trotter ma jument indienne, sur à peu près 5 mètres, car je suis un aventurier qui aime le risque. Au bout de cette brève distance j’avais déjà les fesses applaties. Il était ainsi temps d’ordonner à mon civet ambulant de ralentir. “ooooohhh…. ooooOOOOoooooohhh… OOOOOOOOOOOOOHHHHHHHHHH !!!!!“. Saloperie ! Lui ayant donné deux ordres contraires à quelques secondes d’intervalle, Doudoune, une sale caractérielle, s’est retournée vers moi en me lançant un regard du genre “mais questu branles ?”. Toutes les mêmes.
Voilà pour le cheval, hop, ça c’est fait. Je termine le billet avec une petite parenthèse sur des panneaux super sympas qu’on voit un peu partout au bord des routes :