Ma douce et tendre dulcinée est arrivée aujourd’hui pour une semaine de vacances à Montréal. Evidemment, avec les décallage horaire, elle s’est affalée en moins de deux sur mon lit. Et là, enfer et damnation, elle ronfle. Je ne supporte pas les ronflements. C’est incroyable, même quand je ne cherche pas à dormir, entendre quelqu’un ronfler me donne des envies de meurtre.
C’est peut-être dû à mon stage de 10 jours à l’hôpital dont le sujet principal était “opération de ta péritonite” et pendant lequel j’ai partagé ma chambre avec un cinquantenaire qui me faisait subire ses incessants gromellements nasaux à longueur de nuits, le tout avec une odeur de pied abominable pendant que la poche qu’on m’avait scotché sur le bide s’emplissait de pus jaunâtre. Traumatisé je dois-être.
Enfin bref, demain, on part pour 3 jours dans les Laurentides. Si tu ne sais pas ce que c’est, et bien je te dirai tout à mon retour. Salut !
Je continue de faire mes au revoir à tout le monde. Cette fois-ci j’ai eu droit à un cadeau.
Il faut avouer que c’est pratique. Pour le froid, pas pour draguer. On m’a aussi offert un autre truc super utile, je vous présente FATAL BENJAMIN :
Ce machin inutile et encombrant (la peluche au milieu, pas la fille à gauche) m’accompagnera dans mon périple. Il sera mon compagnon de voyage officiel. Vous le reverrez souvent. D’ailleurs, j’ai refait la bannière à son effigie. Si vous ne la voyez pas, appuyez sur CTRL+F5.
Merci donc à Mel, Ambre, Nionel et Benji pour ces magnifiques cadeaux. Je me sens complet maintenant.
La date du départ approche, et les premiers au-revoir de mes proches commencent à avoir lieu.
C’est d’abord mon équipe de Basket qui m’a souhaité un bon voyage. Et en guise de cadeau de départ, tout un lot de dédicaces et de mots gentils écrits sur un ballon subtilisé au club (merci aux gérants, même s’ils ne sont au courant de rien). C’est dans les mots des autres que je me demande parfois si je ne prends pas tout ça à la légère : j’ai l’impression que quand on parle de mon départ, on parle d’un mec qui est mort. Mais ce qui fait plaisir c’est que j’avais l’air d’un gars bien, plein d’avenir. J’espère qu’on pleurera sur ma tombe et qu’on s’apitoiera sur mon sort. Non, je ne veux pas partir dans l’humilité et la discrétion, je veux que tout le monde en chiale.
Pour en revenir au fait que je ne réalise pas vraiment le fait que, comment dire… Ben que je me casse, je trouve que 6 mois, c’est quand même relativement court. Voilà, j’ai couché ça par écrit, on verra une fois la bas si je fais toujours le malin.
J’ai aussi dernièrement eu la mauvaise surprise d’apprendre que je ne pourrais pas revoir certaines personnes avant mon départ, ce qui m’empêche d’avoir marqué ces instants comme “Ce moment là c’est la dernière fois que je l’ai vu ce con”. Et ça m’énerve un peu de ne pas me rappeler.
Au final, j’ai un peu l’impression de donner aux autres l’idée que je pars à l’aventure alors que personnellement je n’ai pour l’instant qu’une vision à court terme dans laquelle je vais prendre l’avion, me faire accueillir par un guide de l’OFQJ, et finir par taper l’incruste chez un couple d’amis en attendant de trouver une colocation. Il serait peut-être temps que je réalise, mais entre les partiels, les projets à terminer, la paperasse et la caisse du chat à nettoyer, je suis plutôt à sec niveau lucidité.
Tiens donc, voilà une photo qui pourra être intéressante une fois que je serai à Montréal :
Quelques pauvres petits centimètres de neige et c’est la panique : des sirènes de pompiers/samu/ambulances qu’on entend passer toutes les 5 minutes, des pauvres quidams qui tentent de dégager leur voiture de la neige, des bus et métro immobilisés, des sortes d’américains ratés qui s’amusent à déraper sur le verglas en criant des YEEEHAAAAA, bref, c’est le boxon.
J’ai hâte d’établir le parallèle entre ce probablement seul jour de neige dans l’année et les quelques plus nombreux moments de grand froid au Canada. Olala oui c’est excitant.
D’accord, c’est un blog censé parler de Montréal, mais j’y suis pas encore, donc faut bien meubler. Et puis parler ici de ce que je viens de voir à Barcelone me permettra de prendre encore plus de recul face à l’expérience qui m’attend. Et puis oh hein, stop, c’est mon blog, j’écris ce que je veux !
Bon alors, verdict : ça va c’est cool. C’est à faire une fois dans sa vie. Une fois. Je vais expliquer mon point de vue dans ces quelques modestes mais néanmoins soignées lignes que voilà.
Nous partîmes à six, parmi 110 clampins entassés dans deux autobus. Nous arrivâmes le 31 à 14 heures pour repartir le lendemain à 6h30. Et là c’est le moment où j’abandonne le passé simple car c’est vraiment trop relou. Bref, l’arrivée en ville (mais aussi en vrille) est peu encourageante : c’est grand, il y a beaucoup de monde, plein de trucs chelous, et les catalans semblent peu aimables ni enclins à nous aider pour nous repérer, nous pauvres touristes errants tels des âmes en peine. Il y a un conseil qu’on nous a donné avant de partir mais qu’on a oublié de mettre en pratique : quand on descend la Rambla vers le port, les ruelles de gauche sont chic et festives. Celles de droite sont craignos. Evidemment on a pris celles de droite. C’est dans celles-ci qu’un quidam nous a adressé un “oui, les putes c’est tout droit, continuez” plein de condescendance et de mépris. N’empêche qu’il avait raison, 50 mètres plus loin c’était la foire aux prostitués discrètes et pleines de tact, venant te prendre par la main en criant “BLOWJOB ?”. Je précise que l’on n’a pas consommé.
On continue avec le repas du soir dans un restaurant à Tapas. C’est sympa, sauf quand on se rend compte que les serveurs passent à la vitesse de l’éclair derrière chaque personne venant de finir son assiette pour débarrasser le plus vite possible et enchainer les clients. On a du rester 40 minutes dans le resto, record battu, mieux qu’à macdo. Et puis quand on demande un certain plat sans les champignons dedans et qu’on nous répond “ah non non, pas possible, tout est déjà préparé, on peut pas enlever”, on pense à la sale assiette confectionnée par Santiago les doigts gras il y a 4 semaines, incluant boulettes de viande roulées sous les aisselles.
A ce moment, ça commence à sentir la lose. Heureusement, la roue tourne : on trouve un bar prêt à ouvrir dans quelques minutes, on se faufile ainsi dans la file d’attente. Oui, la file d’attente. Il y avait trop peu de bars pour les millions de milliards de personnes présentes. Chaque lieu était bondé, impossible d’y rentrer. Mais voilà, par chance nous avons pu avoir une table. Un mot sur les boissons : hallucinant. Par exemple, celui qui a le malheur de commander le pastis obtient un verre + trois glaçons + pastis rempli à 3/4. Non, pas d’eau. Un bon flambi des familles. I’M A PASTIS FARMER MOTHERFUCKER. Pour avoir l’eau il faut payer. J’ai cru comprendre que l’eau du robinet n’était pas potable là bas. Ce fut quand même un bon moment, qui nous permis de rencontrer tout un tas de gens d’origines différentes (français, américains, rosbeefs… mais aucun Catalan) et de passer le gros climax de la soirée là bas.
Est ensuite venu le moment où un con nous a dit que sur la place Cataluyna (orthographe probablement incorrecte, mais on s’en fout, n’y allez pas) se préparait quelque chose de bien. En effet on a vu pas mal de trucs : des sirènes de pompiers, des mecs bourrés, des bastons. On s’attendait plutôt à un feu d’artifice ou au moins, je sais pas moi, un spectacle de mime, une kermesse, mais non. A noter que le chemin était jonché de tessons de bouteilles, parfois jetées des fenêtres.
Vient ensuite le moment de spleen (version élégante de “gueule de bois instantanée”) pendant lequel il a fallu attendre le bus alors que tout aux alentours était fermé.
En guise de conclusion, je dirais que c’est un endroit dans lequel il faut aller à condition d’avoir déjà 3 grammes dans le sang. Les rues noires de mondes à minuit sont impressionantes, c’est quelque chose à vivre. Et c’est plein de jolis batiments, des églises, des cathédrales, des statues, des peep show, tout ça.
Cet article n’est qu’un test me permettant de prendre en main l’API googlemap. J’espère qu’avec ça je pourrai localiser les lieux de prises de photos de manière simple et efficace. J’aurais pu laisser ce post privé mais ça aurait été du gâchis.

Voilà, dans Marseille, ce que j’ai croisé l’autre jour. Un gars qui customise sa bagnole comme celle de Taxi. Ca c’est de l’exclu bébé.