Cher journal, je suis désolé de ne plus trop donner de nouvelles, mais :
Bref, besoin de repos.
Je reviens en France dans un mois. Voilà, mon séjour touche déjà à sa fin. Hier, ma commode s’est effondrée sur elle même. Note pour plus tard : ne pas faire confiance aux vendeurs d’occasions sur Kijiji qui certifient que leurs meubles sont en bon état. J’en ai profité pour acheter une valise de plus et y empiler toutes les affaires qui ne me serviront plus d’ici la fin de mon séjour :
Ont ainsi pris place dans leur compartiment spécial :
Ce week-end a eu lieu le festival de musique Osheaga.
Je n’y suis allé que le samedi. Petit compte rendu de ce que j’y ai vu, dans l’ordre chronologique :
Très sympa. J’ai un peu du mal avec le style kitschouille-branché de l’ensemble, et puis sa tronche ne me revient pas (elle a une tête a manger des chatons tout crus), mais ça s’écoute sans déplaisir. Vous pouvez avoir un bon aperçu de la chose sur son MySpace.
Non, ce n’est pas du Death Metal. C’est plutôt du rock américain à l’ancienne, très old school, marrant. Et puis le chanteur a une moustache, c’est la qualité inébranlable. Eux aussi sont sur MySpace.
Bon, lui, on s’en fout. Au moins, sa présence au festival a contribué à ramener des adolescentes pré pubères en shorty.
J’aime énormément. Ils ont fait un excellent show. Leur entrain faisait plaisir à voir, même si je connaissais peu de leurs chansons. Les mecs sont vraiment à l’aise, on sent qu’ils s’éclatent, et je suis fan du gars avec le gros instrument à vent bizarre.
Désolé pour la photo moisie, mais il faisait trop nuit. Bon ben j’ai beaucoup aimé, c’est un gros poids lourd, un truc assez énorme, du gros show bien bourrin. A la mi-spectacle, le groupe descend de la scène et se positionne sur une minuscule estrade en plein milieu de la foule. Ils entonnent alors certaines de leurs chansons et une reprise de Michael Jackson (comme l’a fait The Roots aussi) avec des guitares accoustiques. Et lors d’une des dernières chansons (Lovers In Japan), des canons envoient des millions de papillons (de lumière) en papier dans les airs, pour retomber sur nos têtes et presque donner envie à tous les hommes de crier “OUI JE SUIS GAY !”.
Seul défaut : c’était court. 1h10 sans le rappel de deux chansons, et avec une bonne dizaine de minutes de pause au milieu. Et puis ils n’ont pas joué leurs chansons que j’aime vraiment. Je dois avoir des goûts de chiottes.
Comme je l’avais dit auparavant, Montréal est une ville très réputée pour ses bars à strip-tease. C’est un peu le passage obligé pour tout touriste apparemment.
Samedi dernier, nous nous dirigeons donc, Totolino et moi, dans un bar à strip-tease. Je précise que ce n’est pas notre idée : deux amies (j’insiste bien sur le détail incongru qu’il s’agît de deux filles) veulent y aller, et qu’on les y accompagne. Oui, Teddy et Aziz, vos blondes vont voir d’autres femmes nues quand vous n’êtes pas là. Bien que cela me permette de dire “oui mais non en fait moi je suis un gars propre sur moi, les strip-teaseuses peuvent se toucher sans moi, je n’y vais que pour accompagner les deux folles !”, je suis quand même content sur le moment d’y aller, car c’est un peu une coutûme locale quoi.
Nous pénétrons le bar. L’entrée coûte 5 dollars. “Pas cher”, me dis-je. Seulement, une fois le guichet passé, un videur, grand black de deux mètres sur deux mètres, me dit :
- C’est 3 dollars de pourboire maintenant
- Hein ? Pour qui ? Bon OK, 3 dollar pour nous 4 ?
- non, 3 dollars par personne.
A ce moment, je tire la gueule. Je suis péniblement le videur en trainant la patte pour qu’il nous assoie à une table. Ensuite, moment d’épouvante, la serveuse surgit. Je tente de ne prendre que 2 boissons pour 4, histoire de ne pas nous faire assassiner par les prix. “Non, vous êtes tous obligés de consommer”. Biatch. 10 dollars la bière. Voila même pas 5 minutes que je suis entré dans ce bar que j’ai déjà 18 dollars en moins. Plus les 20 dollars que me doit toujours Irina (hein Irina ?). L’impression de m’être fait violer à sec.
Voilà, c’est tout. Ah, non, les strip-teaseuses : c’est marrant. Chaque fille enlève des choses différentes, quand c’est pas la totale. C’est d’un goût douteux. Il y a juste eu un moment de flottement quand une danseuse nous a paru trop habillée par rapport aux autres. Mais finalement, elle a sauvé l’honneur : durant un grand écart renversé, on a compris qu’elle n’avait pas de culotte.
J’ai visité McGill, l’université à l’américaine. Tout y est : terrain de foot, grands et vieux batiments, étudiantes en shorty, et même un fast-food dans la bibliothèque.
Ces temps-ci sont placés sous le signe du n’importe quoi. Tout d’abord, ravi de voir que l’ordre est revenu après l’inondation de notre cuisine, je contemple le salon qui redevient peu à peu vivable, vidé de toutes les affaires qui y avaient été entreposées. Cependant, il reste quelques piles d’objets qui me donnent l’impression de totems vaudous ou bien de monolithes échappés de 2001 l’odyssée de l’espace, ayant une emprise sur mon sommeil, comme par exemple ce… truc :
Ensuite, je me ravissai du fait que mon séjour au Québec semblait avoir mis fin à mes crises de somnambulisme, jusqu’à ce qu’aujourd’hui, mon colocataire insomniaque qui passe ses nuits devant la playstation ne me dise le contraire : je me lève toutes les nuits pour traverser le salon, aller dans la cuisine, boire de l’eau fraiche du frigo, et revenir me coucher, en grommelant 3 mots incompréhensibles au passage. Il parait même que des fois, je m’arrête sur le chemin du retour pour le regarder tuer des nazis dans sa télé.
La bonne nouvelle là dedans, c’est que je progresse : avant, je n’arrivais pas à passer les portes.
Je ressors un truc datant d’il y a plus d’un mois, mais ça fait un moment que ça me turlupine : un beau jour, nous passons avec un ami dans le centre Eaton quand tout-à-coup, un groupe d’adolescentes hystériques se met à hurler. Elles s’engouffrent dans un magasin de sport dans lequel se trouve une sorte de podium et un DJ avec tout son matériel. On les suit, comme des touristes, par curiosité. On rentre dans le magasin, puis les gardes en ferment la porte coulissante juste derrière nous. Ok. Un mec fait son apparition sur le podium, les filles se mettent à hurler.
A ce moment, nous nous rendons compte que :
De toute évidence, il semble que nous n’ayons pas le profil requis pour connaître cet illustre inconnu. Nous décidons de quitter la place forte, en demandant au garde s’il connait la star. “Aucune idée”. Ok.
Alors, question : connais-tu cette personne ?
Ben voyons donc, je poste à peu près tous les 36 du mois en ce moment, grosse perte de rythme là. Pour me rattraper, aujourd’hui, un sujet très intéressant : ma cuisine est réparée !
Pour continuer avec les photos dont je ne sais pas quoi faire, voilà celle d’une sculpture bizarre que j’ai croisée dans la rue :
J’adore le petit sniffe-cul devant.